
Je viens de lire, avec un plaisir certain, un encart dans le dossier de l'Hebdomadaire
Marianne de la semaine passée consacré aux
“Vaches Sacrées”, qui traite de la confiance aveugle que les lecteurs vouent au
Canard
Enchaîné.
Dans ce journal, en effet, toute information même non vérifiée est considérée comme vraie, et il paraît donc impossible de remettre en cause le
Canard. Pourtant, le nombre d'informations
approximatives ou inexactes est important, consistant même, dans leurs colonnes.
Même
certains, parmi les plus courageux ou, dira-t-on, les plus militants, n'osent pas s'en
prendre à cette institution qui, depuis une quarantaine d'année, n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle fut précédemment, au cours de sa longue existence.
Sa soit-disant liberté éditoriale est de plus tout à fait relative : l'hebdomadaire satirique obéit à des lois précises pour assurer son salut ; des accords qui ne sont pas écrits, mais dont le
non-respect ne pourrait qu'entraîner le journal satirique vers une disparition certaine.
Le Canard enchaîné ne doit ainsi son existence qu'au bon vouloir des politiques, qui l'utilisent de bon cœur pour régler des comptes entre eux. Le
Canard, qui se prétend être
indépendant et libre, n'est donc en réalité qu'une soupape de sécurité, de laquelle ne s'échappent que les bruits de couloirs que l'on veut diffuser.
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