Mardi 10 février 2009
Ce titre peut paraître excessif mais se trouve être, en réalité, parfaitement justifié, pour les raisons qui suivent ci-dessous.

Lors de cette deuxième Conférence nationale, nous lancions notre campagne pour les élections européennes de Juin 2009. Nous les disons vitales pour notre parti, mais nous savons bien qu'elles ne sont en réalité qu'une étape vers notre principale échéance : l'élection présidentielle – ET les élections législatives, ce que l'on oublie souvent – de 2012.



Notre score, estimé entre 12 et 14% dans les sondages, devrait être notre score définitif – entre 12 et 18%, avec quelques variations selon les circonscriptions –, et nous devrions ainsi nous maintenir comme 3ème force politique du pays.

Par ailleurs, ce scrutin sera, nous le savons, extrêmement difficile, et si nous pouvons très sérieusement espérer obtenir au moins 2 élus en IDF – avec de beaux efforts, puisque nous feront face une belle liste PS et un duo écologiste Cohn-Bendit - Eva Joly –, gagner plus d'un siège dans le Grand Est, qui perd un siège avec le nouveau découpage (ce qui nous en fait donc 9) sera une performance ; on peut toutefois être moins inquiet pour le Centre, où Jean-Marie Beaupuy, comme je le disais hier, est capable d'effectuer cette performance, si toutefois notre campagne fonctionne comme nous l'espérons.

L'affirmation que je défends ici est vérifiable même dans le discours de François Bayrou, comme toujours dans une très belle langue, mais qui parle plus de politique française que d'Europe ! Des propos, partagés par d'autres intervenants, dans lesquels on entend qu'« il ne s'agit pas de listes par Régions, mais d'une équipe pour la France en Europe ».

Cependant, cette campagne pour l'élection présidentielle de 2012 me paraît pour l'heure bien molle et, si les sujets d'actualité française sont plus ou moins brillamment analysés, critiques ou complimentés, nous ne proposons pas encore un nouveau projet – qui soit concrètement construit – pour la France.
 
Voilà au moins un point commun que nous partageons – au moins en grande partie – avec le Parti Socialiste et tous les autres partis minoritaires, à l'exception du parti au gouvernement : que l'on dise ce que l'on veut de l'UMP, puisque certes leurs idées sont odieuses, certes leurs réformes sont en grand nombre néfastes au pays et sans ligne directrice, certes ils sont incompétents ; mais leur projet, construit intensément pendant deux ans avant 2007 avec les meilleures compétences, est littéralement béton et bel et bien consistant. C'est cela qui les a différencié, en 2007, du PS ou de l'UDF d'alors.

Puisque nous n'avons pas encore de projet béton, nous sommes de plus en plus timides face aux blocs politiques existants. Il semblerait à ce titre que l'on recherche, probablement inconsciemment, une minimisation des rapports de force avec les autres partis, dont le gouvernement et Nicolas Sarkozy.

En cela, j'ai à sa juste valeur apprécié l'intervention de Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem (et présidente de Cap21), où elle déclarait : « [...] Nous devons devenir La principale alternative à Nicolas Sarkozy », un discours plus clair – et, dirons-nous, plus offensif – qui fait parfois défaut dans la bouche des autres cadres du parti. En cela, cette diversité au sein du MoDem est ici une nouvelle fois démontrée comme un élément primordial dans notre existence politique.
Photos de Sylvie Bozzone
Par Serge Brière - Publié dans : Politique - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 9 février 2009
Le jour de la deuxième Conférence nationale du MoDem, un papier de Patrick Roger – que je croisais d'ailleurs à cette occasion – dans Le Monde annonce le départ de Quitterie Delmas. A la suite, l'intéressée à posté une note aussi curieuse qu'impégnée d'émotion sur son blog, avant une franche réponse de Christophe Ginisty, à laquelle je n'adhère pas, autant de par sa rudesse que de par son inexactitude.

Je ne connais pas bien Quitterie Delmas personnellement ; aussi, je ne me laisserai aller à aucune considération personnelle excessive. Cependant, l'importance de son action au sein de l'UDF, puis du MoDem est indéniable.

Ancienne attachée parlementaire de Marielle de Sarnez, elle a animé la bayrousphère pendant les présidentielles de 2007, avant d'être mise à l'écart, de par sa non investiture aux législatives puis aux municipales à Paris. Elle a, pendant ce temps, formidablement travaillé une base militante qui ne savait parfois plus où elle allait, avec ses cafés démocrates notamment.

Son slogan, lors de l'élection du Conseil national en IDF, était dans ce cadre-là “Les adhérents sont notre force”. Si elle ne s'est jamais exercée à des attaques contre le système politique dans lequel nous sommes, elle ne s'interdisait pas pour autant de remettre en question certains aspects de son fonctionnement et de militer pour des changements de ce point de vue, dans un contexte délicat de construction.

On ne peut donc être que surpris de tomber sur son nom dans la liste de Marielle de Sarnez pour l'élection départementale de la fédération de Paris, alors que, disposant d'une telle base militante, elle aurait eu la légitimité nécessaire pour présenter une liste ayant vocation de faire respirer et de renouveler la démocratie interne du MoDem de Paris.

Je ne doute pas de son travail d'alors auprès de notre vice-présidente nationale, qui a avec d'excellentes qualités coordonné notre important projet pour les élections européennes, mais force est de constater qu'elle n'a pas été pleinement suivie par la base militante qui se reconnaissait alors en elle.

Selon Christophe Ginisty, on aurait poposé à Quitterie de conduire la liste MoDem dans le Centre, où gagner un siège sera une performance qu'atteindra par ailleurs, j'en suis sûr, Jean-Marie Beaupuy. Je préfèrerais ne pas m'appuyer sur cette affirmation, qui est très partielle, comme d'ailleurs les bruits sur les suites à gauche de sa carrière politique.

Mais toujours est-il que, sans investiture en position éligible aux européennes et sans base militante, il ne restait plus vraiment de marge d'action à Quitterie Delmas au sein du MoDem : son départ ne me surprend donc que assez peu. Mais, s'il ne me surprend que peu et s'il ne m'empêchera pas de dormir, il ne me fait évidemment pas un très grand plaisir.

Par Serge Brière - Publié dans : Politique - Communauté : Militants du Modem
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Vendredi 30 janvier 2009
N. Sarkozy tenait a tenus des propos sur série ES du baccalauréat dans son discours de Châteauroux, qui interpellent. Il amorçe d'abord son propos par une volonté de mener jusqu'à son terme la réforme des lycées – qui n'a en réalité subi aucun report –, qu'il faut lui reconnaître, bien qu'elle ne soit pas à elle seule suffisante, surtout dans ce cas précis.

Il relate ensuite dans son propos la suprématie – certes – absurde de la filière scientifique (S), argumentant une limitation des débouchés à l'issue d'un bac ES, notamment dans l'économie.

Toutefois, le Président actuel ne cite aucune donnée chiffrée ou valable dans son intervention. Parler des “meilleures écoles économiques” n'est pas pertinent, lorsque l'on considère que le niveau en mathématiques de HEC est très élevé. A ce titre, les grands économistes auxquels nous devons les subprimes aux E.U.A. sont bien souvent des polytechniciens, et, sans me réjouir grandement, cette donnée ne m'effraye pas à un point insoutenable. De plus, les bacheliers ES représentent environ 30% des admis à HEC, ce qui est loin d'être négligeable, et une part conséquente des élèves dans les écoles de commerce.

Il faut aussi considérer que, à côté de ce bac L de tous les péchés et de baccalauréats technologiques pour lesquels l'engouement des parents n'est guère plus important, les effectifs de la série ES se portent bien dans un temps où le bac S est considéré comme le summum de la réussite par la High society, comme le relate d'ailleurs le directeur de la rédaction d'Alternatives Economiques dans un article récent, relayé par l'APSES (Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales), qui n'est pas restée indifférente aux propos du Président, sur un bac qu'il a lui-même passé (anciennement bac B).

Ni Nicolas Sarkozy, ni son Ministre de l'éducation nationale ne nous ont montré une capacité à réformer justement et avec pertinence le lycée, comme l'école plus largement, qui a pourtant besoin de changements profonds. Toutefois, si les propos de X. Darcos ne comportaient pas de contenus (hormis les données qui sont à la disposition du premier écolier venu dans les brochures de l'ONISEP, avec lesquelles il enfonce les portes ouvertes avec panache), il nous faudra, pour le Président de la République dont ce n'est pas le rôle, nous contenter de borborygmes vulgaires et incompréhensibles.

Par Serge Brière - Publié dans : éducation
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Jeudi 29 janvier 2009
Depuis plusieurs mois, un groupe de militants né à Boulogne-Billancourt travaille à la formation des adhérents sur l'Europe : il a ainsi élaboré des modules de formation remarquables, en liaison avec le siège national du Mouvement Démocrate.

Ces formations sont actuellement dispensées dans tous les départements français à destination de nos adhérents et militants, après avoir été testés à Paris pour les militants d'Île-de-France.

Nous vous proposons donc une matinée de formation au cours de laquelle seront déroulés plusieurs de ces modules, naturellement en présence de Jeanne Defranoux (nouvelle présidente de la section) et de la vice-présidence nouvellement élue.

Samedi 31 janvier de 9h30 à 12h30,
Salle des Fougères - Grand Place,
Accès en descendant sous la place par l'escalier central

Thèmes abordés :
  • Histoire de la construction européenne ;
  • Institutions européennes ;
  • Euro et budget européen ;
  • Police et justice ;
  • Le développement durable ;
  • La politique agricole commune ;
  • La politique commune de la pêche ;
  • Que fait l’Europe pour moi ?

Pour tout renseignement supplémentaire, vous pouvez contacter la section de Boulogne-Billancourt par mail à PresidenceMoDemBB@gmail.com, ou bien  par téléphone au 06 63 00 71 71.

> Téléchargez l'invitation avec le plan d'accès

(Merci à Hervé Chefdeville pour l'upload du fichier)
Par Serge Brière - Publié dans : Actions MoDem - Communauté : Militants du Modem
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Mardi 20 janvier 2009
Depuis quelques temps, le Lycée Jacques Prévert connaît d'importants travaux de rénovation. L'an dernier, un nouveau bâtiment a été détruit, transférant ainsi quelques heures de cours dans des préfabriqués dans la seconde cour de l'autre côté. Les Lycées (publics !) des Hauts-de-Seine connaissent en effet, en grand nombre, des travaux ces mois-ci, telle qu'en témoigne une carte datant d'il y a maintenant quelques mois.

Toutefois, ces travaux sont actuellement bloqués, pour deux raisons principales. La première, c'est que au moment de creuser les fondations du nouveau bâtiment, une cuve à fioul a été retrouvée dans le sol à l'emplacement du bâtiment démoli, apparemment vestige d'une ancienne station-essence qui n'aurait pas été ôtée par la ville lors de la construction du lycée, il y a bien plus longtemps de cela. Des traces de fioul sont par ailleurs présentes dans le sol, qu'il sera ainsi nécessaire de dépolluer, une opération qui prendra non seulement du temps, mais qui aura de plus un coût certain.



Mais, de surcroît, on s'est rapidement aperçu que le sol était trop meuble pour pouvoir y construire des fondations. Il sera donc nécessaire de sonder le sol assez profondément, afin de voir jusqu'où devront être plantés les pieux qui devront ainsi soutenir le futur édifice.



Lesdits travaux ont par conséquent pris un retard notable de plusieurs mois sur le calendrier initial, qui – approximativement – prévoyait la fin des travaux pour 2011 ou 2012.
Par Serge Brière - Publié dans : Boulogne-Billancourt
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Lundi 19 janvier 2009
J'ai découvert très récemment, via un post du blog de Toréador (un éminent blogueur de la kiwisphère), une pétition* qui, pour reprendre fidèlement les termes pertinents dudit blogueur, cherche à éveiller l’attention d’abord des citoyens puis des parlementaires sur l’exclusion des oppositions municipales dans la gestion des communautés de communes et d’agglomération.

Je suis donc l'un des signataires de cette pétition comme plusieurs autres militants boulonnais de divers partis et associations ; ce qui ne me fait absolument pas douter du souci que notre ami Denis Badré, Sénateur-Maire MoDem de Ville d'Avray, aura de trouver un compromis pour faire progresser cette situation, par sa stature nationale d'abord, puis en collaboration importante avec les différents acteurs de la nouvelle entité.

Et, à ce titre, le Député-Maire Pierre-Christophe Baguet me semblerait plutôt favorable à ce progrès institutionnel, de par sa volonté de mener à bien ce projet extrêmement important – tant il est vrai que nous avons besoin d'une véritable intercommunalité qui ait du sens.


* Le texte est accessible ici.
Par Serge Brière - Publié dans : 92
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